Déclaration de patrimoine : « Le chef de l’Etat a une opportunité historique de renouer avec ses intentions de départ » (Abdou Aziz Diop)

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L’injonction du président Macky Sall faite aux ministres de la République de faire leur déclaration de patrimoine auprès de l’Ofnac, avant le 31 août prochain, fait réagir le membre du Forum civil, Abdou Aziz Diop.
La déclaration de patrimoine, selon la loi, « doit se faire dans les trois mois après la prise de fonction et la déclaration de sortie dans les trois mois après la fin de fonction », campe d’emblée Abou Aziz Diop qui regrette les réticences de certaines autorités de l’Etat à déclarer leur patrimoine. « Si on se réfère au rapport 2018 de l’Ofnac, sur les 865 personnes considérées comme assujettis actifs, seuls 558 ont déclaré leur patrimoine : cela veut dire que 15 mois après leur prise de fonction, beaucoup d’entre eux considérés comme assujettis et membres du gouvernement ont violé la loi », martèle le membre du Forum civil.
Toutefois, reconnait-il, « Ces déclarations du président de la République viennent dans un contexte précis ou particulier. D’abord la publication récente des rapports de l’IGE avec tous les manquements mais aussi toutes les recommandations faites, dans un contexte de pandémie qui est venue bouleverser toutes les certitudes, corrélées à une autre pandémie que beaucoup de pays africains vivent en général : la corruption et la mal gouvernance considérées comme cancers des temps modernes. Car, autant elles détruisent nos économies fragiles, elles détruisent aussi nos valeurs ».
« Aujourd’hui, le Président a une opportunité historique de renouer avec ses intentions de départ de 2012 en parlant de gouvernance sobre et vertueuse ; de remettre le pays sur les rampes de l’émergence et du développement durable durant son second et dernier mandat. Nous passons d’un programme de résilience à un plan de relance de l’économie nationale. Et ce plan de relance, prévient-il, ne peut avoir des effets positifs ou des impacts positifs que s’il est arrimé par une bonne gouvernance éthique dans toutes ses dimensions, avec la lutte contre l’impunité mais avec l’exemplarité de nos dirigeants, mais aussi un système national d’intégrité qui promeut les bons modèles et sanctionne les mauvais modèles ».
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